La Namibie, ce pays où le désert rencontre l'océan, regorge de merveilles naturelles. Sossusvlei figure évidemment en tête de liste. C’est pourquoi une page entière lui est consacrée. Toutefois, il existe bien d’autres trésors naturels à découvrir. Parfois, la nature y a repris ses droits. D’autres fois, ses mystères continuent d’intriguer les esprits les plus avisés. Découvrez notre sélection des cinq plus belles merveilles naturelles de Namibie et les lieux où les contempler.
Les cercles de fées constituent une véritable merveille naturelle en Namibie. En effet, ils intriguent les chercheurs depuis des siècles. Au cœur du désert, ces formations semblent surgir de nulle part. D’un diamètre de quatre à huit mètres, atteignant parfois 20 mètres pour certains, ces cercles parfaitement ronds, ceinturés d’herbe, peuvent subsister jusqu’à soixante-dix ans. Ainsi, une question demeure : pourquoi sont-ils là ?

Théorie n° 1
La théorie la plus ancienne provient des Himbas. Ils y voient l’empreinte des esprits et le théâtre où les fées dansent la nuit. Selon la tradition, si vous marchez à l’intérieur, vous perdez votre chance et votre vie.
Théorie n° 2
Avec l’arrivée d’Internet sont apparues les théories sur les ovnis. En raison de leur forme parfaite et de leur taille impressionnante, certains y voient des sites d’atterrissage d’habitants venus d’autres planètes.
Théorie n° 3
La communauté scientifique a évidemment abordé la question sous un angle différent. Elle a émis l’hypothèse que des termites rongeaient les racines de l’herbe et asséchaient le sol au centre. Cependant, on ne trouve pas systématiquement de termites sur l’ensemble de ces sites…
Théorie n° 4
L’étude la plus récente, datant de 2024, rejoint cette logique. Lorsqu’il pleut, les racines de l’herbe entourant les cercles absorbent toute l’eau. Par conséquent, l’intérieur reste complètement sec, ce qui empêche toute nouvelle pousse. C’est une technique de survie, en quelque sorte.
Même s’il s’agit actuellement de l’explication la plus probable, le mystère conserve toute sa magie pour beaucoup. Peut-être pourrez-vous le résoudre lors de votre voyage ?
Comptant parmi les pays les moins peuplés au monde, la Namibie bénéficie d’une faible pollution lumineuse et d’un taux d’humidité très bas. De ce fait, elle s’impose comme une destination d’exception pour l’observation de la voûte céleste. Plus l’endroit est isolé, plus le spectacle devient majestueux, à l’image de la réserve naturelle de NamibRand, classée « réserve de ciel étoilé ».
Les images comme celle ci-dessus ne doivent rien à l’intelligence artificielle. En effet, elles sont façonnées par ce qu’il y a de plus pur : la nature. Dès que l’obscurité s’installe, préparez votre objectif et préparez-vous à contempler ces merveilles à l’œil nu :
Il n'est pas nécessaire de renoncer au confort du désert pour admirer le ciel étoilé de la Namibie.
Il y a plusieurs siècles, une forêt d’arbres-carquois s’est développée spontanément au milieu d’un terrain aride et rocailleux. Depuis 1995, ce phénomène naturel est classé monument national en Namibie. Vous pouvez admirer ces spécimens, appelés « kokerboom » en afrikaans, dans le sud du pays, près de Keetmanshoop. Bien qu’on les appelle « arbres », il s’agit en réalité de plantes succulentes géantes pouvant atteindre huit mètres de haut.
De ce curieux phénomène naturel, nous passons à un autre site, en partie façonné par l’homme.
Certes, la ville fantôme, en soi, n’est pas un phénomène naturel. C’est la manière dont la nature reprend possession de son territoire. Mais tout d’abord, remontons cent bonnes années en arrière.
Située à seulement dix kilomètres de Lüderitz, la cité a été fondée en 1908 par des colons allemands attirés par la richesse en diamants de la région. Elle s’est rapidement développée. La ville comptait ainsi un hôpital doté du premier service de radiologie de l’hémisphère sud, une salle de bal, une centrale électrique, un théâtre, un casino, une école et le premier tramway d’Afrique.
Vers la Première Guerre mondiale, les gisements de diamants ont commencé à s’épuiser. D’autres filons ayant été découverts plus au sud, les habitants ont commencé à partir dès 1928, laissant la ville entièrement abandonnée en 1956.
Aujourd’hui, soixante-dix ans plus tard, le désert semble engloutir ce qui fut autrefois une cité prospère. Cela offre des scènes spectaculaires pour la photographie et procure un sentiment empreint de mystère. Avec un peu de chance, vous pourrez même apercevoir la rare hyène brune, qui utilise les vieilles bâtisses comme abri.
Dans la région reculée du Kaokoland, au nord-ouest de la Namibie, la rivière Kunene forme une succession de cascades : les chutes d’Epupa. La plus haute chute d’un seul palier y atteint 37 mètres. Ce nom provient du mot herero signifiant « écume », qui désigne la mousse produite par la chute de l’eau.
Des peuples autochtones, tels que les Himbas, vivent dans cette région et dépendent économiquement de cet écosystème. Lorsque le projet de barrage d’Epupa a été proposé en 2012, menaçant d’inonder 380 kilomètres carrés, les Himbas se sont mobilisés. Ils ont porté l’affaire jusqu’aux Nations unies, avec succès. Le barrage n’a jamais été construit. Cependant, le projet de barrage de Baynes est désormais à l’étude et inonderait environ 57 kilomètres carrés. La lutte se poursuit.
Pour l’instant, vous pouvez profiter de la beauté des chutes d’Epupa et de leurs environs. Avec ses palmiers le long des berges, ses baobabs bordant les gorges et ses parois rocheuses colorées, cette oasis de verdure offre un contraste saisissant avec l’une des régions les plus arides du monde.
Ces activités sur mesure vous promettent une immersion totale au cœur des plus beaux spectacles de la nature.